| 1. Introduction
2. Eléments
contextuels
3. Eléments
d’évaluation
3.1. Objectifs atteints
(ce qui a marché)
3.2. Objectifs non atteints
(ce qui n’a pas marché)
4. Perspectives envisagées
4.1. Etude d’expertise
sur le futur du Cecam telle qu’envisagée dans les termes
de référence (en annexe) de la commission ‘communication’
du C.A. de Fodde
4.2. Autonomisation rapide
et totale de la structure
4.3. Phase transitoire
vers une autonomisation progressive ou une redéfinition de la
structure de communication
4.4.
Dispositions particulières
5. Perspective retenue
par l’association
6. Conclusions
6.1. D’un point de vue interrogatif
6.2. D’un point de vue constructif
1. Introduction
Afin d’acquérir une vision plus globale
sur les capacités d’intégration d’une structure
de communication en milieu rural, il nous a semblé pertinent
d’aller à la rencontre de différentes associations
directement ou indirectement impliquées dans l’Ong Fodde.
Les associations de Pikine Est Culture (Pikine), du Gadec (Tambacounda)
et du Cefp (Bakel) reconnaissent toute l’importance de tenir compte
de la culture et de la communication dans un processus de développement
et témoignent, pour la plupart, d’une volonté d’intégrer
à leur propre programme une cellule de communication. Leur rencontre
nous a également permis de mieux saisir la situation globale
du Sénégal et de mieux comprendre les éléments
organisationnels et institutionnels de l’Ong Fodde.
2. Eléments contextuels
- Etant donné la localisation de la structure
Fodde/Cecam, dans le contexte géopolitique incertain de la Casamance,
la question se pose de savoir jusqu’où peut-on établir
des critères objectifs d’évaluation pour une cellule
de communication qui subit les tumultes d’une situation de guerre
larvée impliquant directement les paysans du milieu rural.
- Différents bailleurs de fonds internationaux interviennent
en Casamance de manière non concertée, chacun voulant
mettre en évidence et en priorité son propre programme.
Cette situation favorise certains détournements institutionnels
des objectifs prioritaires du Fodde/Cecam comme, par exemple, la production
de communication audiovisuelle de démonstration ou de façade
au détriment des productions en faveur du milieu rural.
- Pour mémoire, le projet Graphoui/Cecam s’inscrit dans
un plan d’action déterminé par le programme du consortium
Waaw qui œuvre en complicité de partenariat avec le Véco/Sénégal.
Les difficultés importantes rencontrées entre le Véco
et son partenaire sénégalais Fodde doivent rapidement
mener, au mieux, à une redéfinition structurelle de base
de Fodde et, au pire, à la non reconduction du partenariat. Sauf
autonomisation réelle, cette situation de fait compromet actuellement
l’établissement de perspectives stables pour le Fodde/Cecam.
Les partenaires Fodde et Veco, ne semblent plus non plus être
en phase sur une série de questions impliquant les termes culture
et développement. Selon le Fodde, Véco aurait révisé
ses priorités au profit de la lutte contre la pauvreté
et le renforcement de la politique alimentaire. Ainsi, une partie des
projets prévus conjointement par ces deux partenaires et devant
initialement impliquer le Cecam, n’ont pas pu être réalisés.
- Pris dans une mode internationale qui semble vouloir communiquer pour
plus d’efficacité par le clip et la variété,
la production du Cecam a parfois cru bien faire en investissant une
telle communication au détriment d’un travail de proximité
moins spectaculaire. Sur base des objectifs fixés par le projet,
il ne s’agit pas d’évaluer l’impact du programme
uniquement sur des critères de visibilité ou de vente
à grande échelle de ses productions. Au delà de
celles-ci, l’enjeu exprimait spécifiquement une appropriation
des outils de communication par le milieu rural.
- Pour rappel, l’atypisme du projet ( l’unique cellule sénégalaise
de communication audiovisuelle intégrée à une Ong
de développement pour le meilleur du milieu rural) induisait
l’engagement à la gestion de la cellule audiovisuelle d’un
personnel compétent mais non directement formé à
une tâche jusque là inconnue. Il avait été
pris en considération de la part du Veco, l’engagement
d’un médiateur communicateur (M. Pape Marcel Sene, journaliste
au Congad, décédé depuis) comme personnage ressource
entre le plan d’action de Fodde et la structure de communication
Cecam. Cette personne n’a pu être remplacée et il
s’est avérée par la suite que c’était
au détriment du projet.
3. Eléments d’évaluation
3.1. Objectifs atteints (ce qui a
marché)
3.1.1. Objectifs de base
- 3.1.1.1. Construction, mise en service et exploitation
d’un studio audio-visuel digital professionnel.
- 3.1.1.2. Sensibilisation, formation, accompagnement, production et
diffusion d’artistes des milieux ruraux et urbains de la région.
- 3.1.1.3. Promotion et désenclavement de la région de
Kolda sur les plans culturel et sociaux.
- 3.1.1.4. Ouverture au partenariat avec d’autres associations
d’envergure régionale, nationale et internationale.
- 3.1.1.5. Expérimentation, étude et promotion de l’initiative
novatrice d’un studio audio-visuel au service d’une Ong
de développement et de la région dans laquelle il s’ancre
(la Casamance).
Commentaires concernant les objectifs de base atteints
:
3.1.1.1. A l’analyse, du point de vue technique, de l’inventaire
des équipements qui constituent la régie de fonctionnement
du studio Cecam, hormis les petites pannes inhérentes à
n’importe quel autre studio, tant pour la maintenance technique
que la gestion de la structure, tout a été parfaitement
assumé (ce qui confirme la pertinence et l’efficience du
choix des technicités dans un tel contexte opérationnel
en milieu rural).
3.1.1.2. Ce travail prend des formes diverses : recherche de compétences
et de talents, démystification du matériel et des techniques
modernes de communication, formation à l’enregistrement,
recherche de producteurs, etc.
3.1.1.3. La cellule a créé dans la région de Kolda
une dynamique culturelle dont les retentissements sont nationaux et
dont la résonance régionale se fait sentir pour une part
importante de la population. C’est ainsi que Kolda, sa cellule
de communication et ses atouts culturels sont cités et impliqués
de manière directe ou indirecte dans nombre d’événements
culturels sénégalais d’importance. La dynamique
ainsi créée est telle que la disparition pure et simple
du centre ou d’une structure comparable amènerait de nombreuses
protestations par les personnes impliquées dans la communication
et la culture au Sénégal.
Une série d’initiatives allant dans le sens de la représentation
et de l’implication dans les centres culturels, les festivals
et autres événements culturels ont été renforcées
par le technicien-responsable de la cellule de communication au-delà
des priorités fixés par Fodde.
3.1.1.4. Cette ouverture s’est faite sous forme de prestations
de services en vue de l’autofinancement et de l’investissement
dans des secteurs non rentables de la cellule (enregistrement d’artistes,
promotion de la région, campagnes de communication, etc.). Tous
les commanditaires potentiels des prestations de service n’ont
pas toujours compris la non gratuité des services de la cellule,
dénigrant la nécessité de rentabilité et
d’autofinancement de l’Ong. Contrairement aux objectifs
de base, les bénéfices ainsi dégagés ont
été principalement investis dans des priorités
autres que communicationnelles de l’Ong Fodde, au détriment
de l’autosuffisance financière de la cellule de communication
et de la valorisation de son personnel.
3.1.1.5. Un acquis principal de la structure est l’expérimentation,
la preuve de l’accessibilité et de la pertinence en milieu
rural de nouvelles technologies modernes et professionnelles de communication.
Le peu de temps où les choses ont fonctionné tel que prévu
dans le village de Hamdallaye a démontré que les supports
audiovisuels sont facilement assimilables par les populations et qu’ils
peuvent servir à introduire et enrichir les problématiques
d’une Ong de développement de type traditionnel. Son rôle
est d’autant plus important que l’analphabétisme
regagne du terrain dès la fin des programmes d’alphabétisation
par manque d’accessibilité pour les villageois à
l’environnement lettré nécessaire pour exercer la
capacité de lecture. L’expérience a également
montré que la tradition orale a besoin de ce type de supports,
non seulement pour l’archivage, la production et la diffusion
de trésors extraordinaires mais également, dans certains
moments conflictuels, pour désamorcer certaines situations tendues
par l’intermédiaire de l’inscription sur la bande
magnétique qui force les intervenants à réfléchir
à ce qu’ils disent, à se réécouter,
s’écouter mutuellement et s’entendre.
Le retentissement du Cecam semble évident au niveau de nombreuses
institutions et personnes engagées dans le développement
du milieu rural qui, par l’exemple, reconnaissent et investissent
progressivement la culture et la communication comme facteur de développement.
3.1.2. Les acquis non repris dans les objectifs de base
- L’ensemble des impacts indirects et des acquis
non quantifiables et formulables d’une politique de communication
et de valorisation culturelle et sociale d’une région.
Une dynamique essentielle de réflexion, de reconnaissance et
de valorisation culturelle a été, grâce à
ce plan d’action, entamée dans la région. Par les
impacts connus et inconnus que celle-ci a eu sur une population, elle
continuera à avoir, quoiqu’il arrive, des suites directes
et indirectes dans le futur.
- La formation technique, administrative et de gestion du technicien-responsable
de la cellule.
- Le visibilité inter-régionale et nationale d’une
région enclavée et de ses atouts par le biais, entre autres,
des radios régionales et de la télévision nationale.
3.2. Objectifs non atteints
(ce qui n’a pas marché)
- 3.2.1. Le processus d’autonomisation de la
cellule de communication de l’Ong-mère Fodde.
- 3.2.2. L’expansion des activités de la zone de Kolda
vers les zones rurales de la région.
Commentaires concernant ce qui n’a pas marché
:
3.2.1. Cette absence d’autonomisation peut être expliquée
par une série de facteurs dont :
- l’absence d’un plan stratégique clair et contraignant
pour le Fodde/Cecam.
- le manque de moyens financiers permettant, entre autres de supporter
l’engagement du personnel nécessaire à une structure
autonome.
- la réticence de Fodde à abandonner une vache à
lait potentielle
- des objectifs au sein d’une Ong de développement qui
mettent le plus souvent en priorité les problèmes de santé
ou de politique alimentaire au détriment de la communication.
- une crise institutionnelle et administrative au sein de Fodde.
- la méconnaissance par le pourvoir associatif de Fodde représenté
par son C.A. de la situation du Cecam pour lequel, jusqu’il y
a peu, cet outil a été longtemps considéré
comme structure libérale à rentabiliser financièrement.
- …
Cette absence d’autonomisation de fait couplée à
un embryon d’autonomisation ‘vitrine’, a mené
à une situation conflictuelle complexe et inextricable entre
le responsable de la cellule de communication, le pouvoir exécutif
de Fodde et certains membres de son Conseil d’administration.
3.2.2. Cette situation est principalement expliquée par les facteurs
suivants : des problèmes de financements et de logistique pour
de petites structures mobiles de communication, le manque de relais
entre les populations villageoises et le Fodde/Cecam, l’absence
de projet et programme clairs et contraignants coordonnés par
un responsable communicateur et, l’apparition d’un biais
important par le travail de type journalistique de prise de sons et
d’images au coup par coup qui a été effectué
au détriment d’une action global sur le long terme impliquant
l’ensemble des populations villageoises dans un travail thématique.
Les problèmes de financement et de logistique
sont en partie explicables par :
- l’arrêt brutal de financement du bailleur initialement
investi.
- un manque de lisibilité budgétaire au sein du consortium
Waaw.
- la naissance progressive d’un déphasage entre les objectifs
de base et le renforcement en matériel et en temps du studio
au détriment des équipements et de la formation des centres
secondaires d’écoute. Ces derniers n’ont pas pu se
développer et ne pouvaient donc pas fournir de matière
première villageoise au Fodde/Cecam.
Le manque d’intégration des potentialités du centre
audio au sein des animations de terrain peut être en partie expliqué
:
- dans un premier temps par une désolidarisation entre l’équipe
du Cecam et l’équipe de terrain de Fodde qui ne formait
plus un groupe uni dialoguant sur les possibilités d’intégration
et d’appui de la communication aux actions de terrain.
- dans un second temps par la démission ou le licenciement de
l’ensemble des 5 animateurs de terrain formés pour assurer
le lien entre les actions de la cellule de communication et les zones
rurales.
- un manque de publicité par les agents du Cecam des richesses
possédées par la structure de communication. Par ignorance,
peu de gens font donc appel à ces trésors.
4. Perspectives envisagées
4.1. Etude d’expertise
sur le futur du Cecam telle qu’envisagée dans les termes
de référence (en annexe) de la commission ‘communication’
du C.A. de Fodde :
4.1.1. Inconvénients possibles de la proposition
:
- coûts de l’étude à assumer par Fodde dans
une période de déficit financier.
- difficulté de recrutement d’experts indépendants
capables de tenir compte de la complexité des facteurs humains
influençant la situation
- fuite probable du capital compétence détenu par le technicien-responsable
actuel de Fodde/Cecam en fonction de ses exigences personnelles d’autonomisation
incompatible avec la misson 2 (« fournir des fonds propres à
Fodde) telle que définie dans la rubrique ‘résultats
attendus’ de la forme actuelle des termes de référence
de la commission chargée par le C.A. de Fodde à Kaolak
de l’analyse préliminaire de la situation
- maintient de l’outil pendant le temps de l’étude
et jusqu’à la formation du nouveau personnel
4.1.2. Avantages possibles de la proposition :
- visibilité et transparence de l’expertise permettant
d’identifier les acquis, de redéfinir clairement les missions
de la cellule, lui offrir une forme juridique claire et lui proposer
un plan stratégique et financier contraignant en accord avec
les objectifs de base de Fodde.
- selon la mission 2 telle que définie dans la rubrique ‘résultats
attendus’ de la forme actuelle des termes de références,
assurer l’autofinancement de la structure et fournir des fonds
propres à Fodde.
4.2. Autonomisation rapide et
totale de la structure :
4.2.1. Inconvénients possibles de la proposition
:
- fuite de l’outil et des compétences au détriment
de Fodde et de ses objectifs de base.
- méconnaissance par Fodde des acquis et de la valeur de la structure
- détournement des objectifs de base de la structure (communication
au profit du milieu rural).
4.2.2. Avantages possibles de la proposition :
- maintient du capital compétence
- prise en charge financière et administrative de la structure
- maintient de l’outil
- prise en charge des objectifs de base par la nouvelle structure autonome.
4.3. Phase transitoire vers
une autonomisation progressive ou une redéfinition de la structure
de communication :
4.3.1. Inconvénients possibles de la proposition
:
- méconnaissance par Fodde des acquis et de la valeur de la structure
- fuite possible des compétences.
4.3.2. Avantages possibles de la proposition :
- la phase transitoire pourrait inclure un plan de formation permettant
la relève du personnel et le maintient de l’outil.
- temps pour la recherche de financements extérieurs.
- temps pour une étude restreinte sur les acquis et la valeur
de la structure.
4.4. Dispositions particulières
:
Les propositions 4.2. et 4.3. peuvent s’envisager
accompagnées de termes intermédiaires tels :
- un contrat préférentiel entre la structure autonome
et Fodde. Ce contrat pourrait également inclure un partage des
bénéfices suivant des dispositions particulières
à définir.
- un rachat par la structure autonome du matériel de Fodde permettant
à cette dernière de dégager des fonds propres.
- autres.
5. Perspective retenue
par l’association
5.1. La structure porteuse Fodde, au vu de l’expérience
du Cecam, après trois années de « financement de
partenaire », s’engagerait, sous forme d’études,
à une méthodologie d’élaboration (elle est
en cours) où se définirait une meilleure efficience et
pertinence de l’utilisation d’outils de communication audiovisuels,
intégrés à son programme..
5.2. Elle s’emploierait à faire appel à une personne
ressource, dont la tâche, en tant que communicateur, serait de
tisser des conduites de travail concertés et convergent pour
les mêmes objectifs.
5.3. Elle renforcerait une dynamique de communication audiovisuelle,
davantage investie à l’intérieur même des
populations rurales.
5.4. Elle mettrait une priorité à la formation des jeunes
villageois agissant dans les communautés rurales.
5.5. Elle signifierait plus un travail issu et alimenté par des
petites structures audiovisuelles mobiles, se déplaçant
d’un village à l’autre.
5.6. A ces fins, selon la phrase dite « il faut consommer la rupture
», Fodde mettra fin aux activités du technicien-responsable
actuel de Cecam, et cela de manière équitable pour les
deux parties. Néanmoins, reconnaissant toutes les compétences
et le savoir faire du responsable des régies techniques en la
matière de la gestion du studio du Cecam, appel sera fait à
lui pour le futur, dans l’intérêt de tous.
5.7. Si le Cecam a permis d’ouvrir une porte sur un nouvel outil
qui prête sa propre communication au travail de développement
et cela grâce à l’audiovisuel, l’avenir s’appuiera
sur la nécessité de Fodde de développer un service
d’éducation au développement qui, en touchant directement
d’abord les populations de base, agirait, par résonance
sur le grand public, dans un engagement militant pour la cause défendue.
5.8. L’âme de Fodde, telle qu’elle a agit depuis des
années, a toujours engagé un travail en évolution
et non la pérennisation, à long terme, de ses actions.
Elle agit comme levier qui permet la prise en charge du milieu rural
par sa propre population. La nouvelle mouture du Cecam devrait , non
pas arriver à activer un studio de production financièrement
rentable, mais exister en tant que réseau de communication qui
évolue parallèlement à l’appropriation de
cet outil de communication audio-visuel par le milieu rural.
6. Conclusions
6.1. D’un point de
vue interrogatif
A la vision quelque peu chahutée que propose
actuellement le fonctionnement de Fodde, face à son profond remembrement
structurel et aux répercussions qu’elles entraînent
directement sur ses champs d’activités en vue de concrétiser
de manière naturelle les objectifs fixés, eu égard
à la discordance d’entendement entre ses partenaires et
les bailleurs de fond, à l’insuffisance de formation d’animateurs
audiovisuels dans les villages par manque de financement et de bouleversements
inattendus des stratégies de fonctionnement, suite à la
désertion progressive de ses animateurs de base (tant dans le
plan d’action du Cecam que dans les plans d’action repris
par le programme de Fodde, il serait inconsidéré, à
ce stade ci, dans une telle conjoncture, de reconduire dans l’immédiat
un nouveau programme de type « Financement de Partenaires ».
Pour bien faire, les choses ont été trop vite et les enjeux
de départ surestimés.
Avant d’aller de l’avant, Fodde devrait comme digérer
cette première expérience en Casamance et mieux orienter,
pour le futur, une meilleure stratégie d’action dans le
domaine de la communication audiovisuelle, adaptée et appropriée
de manière plus mature, au sein des communautés rurales.
6.2. D’un point de
vue constructif
La résonance du Cecam, dans sa phase
pilote en tant que première et unique initiative de structure
audiovisuelle opérant dans un contexte d’enclavement rural
en Casamance, est immense.
Cecam a agit de manière exemplaire et exhaustive comme voie à
suivre pour le futur.
Elle a démontré le potentiel et la capacité incontournable
qu’offre cet outil de communication, approprié et adapté
en Casamance et, son action, peut servir de référence
à conduire d’autres initiatives de ce type là en
Afrique de l’Ouest.
Son rayonnement a dépassé les prévisions attendues.
Il s’est élargi positivement au public régional
et national.
Par rapport à ses productions audiovisuelles, la structure Cecam
a confirmé que tant d’un point de vue technique que de
ses qualités créatives, cet outil est fiable et facilement
appropriable.
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